Le juste positionnement du thérapeute

Audio de Jean-Marc HENRIOT

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Un des points fondamentaux de l'approche TBSI et AIRE est ce que nous appelons la relation d'équivalence.

 

Celle-ci se caractérise par le fait que le thérapeute ou l'analyste sait profondément qu'il n'est en rien différent de cet autre être humain qui vient le consulter. Il a trouvé en lui-même les failles, les vulnérabilités, les douleurs, les folies, qui nous constituent tous. De ce fait, il évite de se laisser piéger dans des "étiquettes" psychopathologiques, afin de créer une relation d'accompagnement d'une grande bienveillance, empreinte de respect et de coopération.

 

C'est ce qui permet au patient de se sentir plus aisément en train de prendre en charge lui-même les solutions qu'il commence à découvrir, et de faire ainsi une démarche d'appropriation de sa propre cure, lui garantissant autonomie et capacité ultérieure (une fois la cure terminée) à gérer sa vie de la meilleure manière possible.

 

Bien entendu ce positionnement du thérapeute suppose essentiellement un travail sur lui-même, au delà de toute question de savoir ou de savoir faire. Mais il peut être aidé par des repères tels que ceux-ci :

 

A.  Il connaît l’importance du cadre, tant pour le patient que pour lui-même, ce qui suppose d’avoir      intégré les concepts à ce propos, mais aussi la différence générationnelle

 

B.  Part d’abord de son ressenti, de ses images, fantasmes, contre-transfert, etc, pour élaborer
     ses hypothèses interprétatives

 

C.  Ayant une bonne imago maternelle interne, le thérapeute dispose d’un fond de bienveillance
     inconditionnelle similaire à celui d’un vrai parent. Mais il n’est pas Parental dans l’interaction réelle

 

D.  Sait être bouleversé, pour une partie de lui, et en même temps contenir et interpréter ce genre
     de vécu en lui

 

E.  Campé sur le projet d’une relation d’équivalence, il intervient sur le mode collaboratif et
     respectueux, même lors des premières séances

 

F.   Sachant que le patient doit amener et vivre ici tout le négatif dont il est porteur, il reformule le
     négatif, laisse leur place aux émotions, accepte d’accompagner le patient vers sa douleur,
     travaille avec le Transfert négatif

 

G.  Il est branché en permanence sur le « discours sous le discours », les liens entre l’infantile,
     l’actuel et le transfert. Il sait écouter le banal comme porteur de symbolique

 

H.  Sur un fond de bienveillance profonde et vraie pour la "personne" du patient, il sait être très
     fortement
déterminé (intérieurement) face aux résistances, et au "personnage"

 

 

 

 

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