Les Thérapies Brèves

Premiers Eléments Théoriques

 LE  CLIENT 

 

  • le système interne de chaque personne est une structure établie dans laquelle les éléments s’appuient les uns sur les autres et s’auto-renforcent (homéostasie)
  • de ce fait, le problème présenté tient à l’application de la logique de cette structure (sous le symptôme, il y a une logique et une vision du monde)
  • par conséquent le changement va venir non pas d’une centration exclusive sur le problème mais du changement d’un des éléments de la structure (pensée, croyance, valeurs, comportement, filtre)
  • puis ce changement va amener une nouvelle expérience, et celle-ci va à son tour auto-renforcer la nouvelle structure (nouvelle homéostasie)

 

 LE  THERAPEUTE 

´     

de ce fait la fonction du thérapeute est :

  • d’introduire du changement ;  
  • de permettre que celui-ci reste suffisamment en place pour que s’installe une nouvelle expérience

ceci ne pourra se faire que si le thérapeute :

1)  comprend et rentre dans le monde du client (empathie, reformulation, ajustement)

 

2)  crée une alliance qui permet l’installation provisoire d’un « système à deux »
     (connotations positives, levée de désignation, solidité intérieure, mais aussi
      collaboration)

 

3)  réussit à induire des changements (tâches, recadrages)

 

4)  permet en même temps que le client s’approprie le chemin vers le changement
     (attitude de non-savoir ; questions adéquates ; position basse ; tâches élaborées
     ensemble et calibrées au fur et à mesure)

 

5)  et peut finalement sortir du « système à deux » afin que le client stabilise
      intérieurement lui-même son nouveau pouvoir

 

LA PRATIQUE

 LA PRATIQUE

Chacune des cinq étapes requiert des compétences et un positionnement adéquat. Toutefois les deux grandes tendances qui devront être présentes dans le style du thérapeute sont :

 

1.    pugnacité, ténacité (1. 2. 3.)

 

2.    humilité, vulnérabilité, respect (4. 5.)

En résumé : sûr de soi mais collaboratif, pugnace mais bienveillant, conscient de sa valeur mais ménageant systématiquement la valeur du client

Concrètement, ceci se voit de la façon suivante, avec les pratiques suivantes :

 

Compétences pour le point 1

  • empathie
  • reformulation
  • ajustement postural
  • trouver intérieurement un vécu similaire au vécu du client
  • théorisation interne

Compétences pour le point 2

  • connotations positives ; sentiments maternels
  • levée de désignation
  • transmettre sa compréhension vis à vis du comportement du client
  • faire sentir que tout ici est « collaboration »    (co-laboration)
  • absence des interventions inadéquates (jugement, etc.)

Compétences pour le point 3

  • trouver la tâche adéquate (F-V-R)
  • art du recadrage
  • suggestions pour que le client fasse la tâche
  • confiance systématique dans les possibilités de changement du client (Rosenthal)
  • art de la métaphore

Compétences pour le point 4

  • attitude de non-savoir (« expliquez-moi »)
  • questions visant à dégager les compétences du client (par exemple à partir de l’échelle)
  • aisance avec la position basse
  • parler en termes de collaboration ; élaborer la tâche ensemble
  • intérêt de la vulnérabilité

Compétences pour le point 5

  • rendre à César ce qui appartient.. au thérapeute
  • supporter les compétences du client
  • se récupérer narcissiquement ailleurs (supervisions)
  • favoriser l’autonomie et la séparation
  • connoter positivement le thérapeute interne du client

 

 

 

 

Le but est donc d’amener la personne à :

ou Faire

ou Voir

ou Ressentir

                                autrement !

 

Les trois aspects  (FVR)  sont reliés, l’un entraînant l’autre,  et le changement survient lorsqu’ils sont vécus ensemble. Vivre les trois aspects simultanément constitue la nouvelle expérience transformatrice

En fait on peut rentrer dans cette nouvelle expérience transformatrice par n’importe lequel des trois pôles :

 

 

But ‚ : l’appropriation

 

Pour que la personne puisse s’approprier le changement et, par conséquent, intégrer ces nouvelles ressources, le positionnement du thérapeute est capital. Celui-ci doit :

  • être en « relation d’équivalence » (voir la fiche là-dessus)
  • veiller à distribuer les interactions renforçatrices (connotation positive, levée de désignation, recadrage)
  • ré-attribuer souplement les changements à la personne elle-même
  • stabiliser les visions d’elle-même qui en découlent
  •  

Stratégies générales

 

La reformulation est une pratique de base indispensable. Reformulation du négatif ; reformulation du positif.

  • Reformulation du négatif : la personne n’entendra RIEN tant qu’elle n’aura pas été elle-même entendue là-dessus
  • Reformulation du positif : la validation du positif, et son intégration ultérieure passe par l’écoute de celui-ci reformulé par le thérapeute

L’alliance de travail est le fond de base sur lequel tout le reste pourra s’appuyer. Sans alliance, rien de stable n’est possible. Celle-ci s’instaurera à partir des points suivants :

le thérapeute « tient sa place »

  • il ne se brade pas
  • il ne se laisse pas entraîner dans des jeux
  • il a une sécurité interne forte lui permettant de ne pas « réagir » (mais seulement « agir », en fonction de ses propres réflexions)
  • il intervient sur un mode juste (principalement Adulte) avec des mots pertinents adaptés au client
  • il a une « présence » issue de son expérience de vie et de sa propre thérapie profonde

 

les techniques de connotation positive et de levée de désignation vont favoriser l’alliance. Elles sont donc indispensables dès le début

 

La relation d’équivalence est une toile de silencieuse qui permet d’éviter la position haute, même et surtout à l’intérieur du thérapeute.

 

L’art de la prescription est le quatrième volet du positionnement adéquat

 

Voici quelques textes vous seront fournis à ce propos (entre nombreux autres) :

 

  • la relation d’équivalence
  • le recadrage
  • la connotation positive
  • la  levée de désignation
  • l’intervention REN  

 

 

 

 

 

 

 


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