Thérapie Brève Self Inductive ©

LE FUTUR EST-IL DEJA LA ?

Imaginons une médecine du futur. A cette époque-là, les médecins n’auraient plus vraiment à se soucier des maladies. En effet, un traitement aurait été trouvé qui ne s’occuperait que de stimuler les capacités immunitaires et les systèmes de réparation existant dans l’organisme du patient. Au lieu de soigner la maladie, comme dans cet ancien temps révolu, on donnerait le traitement qui permettrait à n’importe quel patient de guérir très vite et par lui-même, grâce aux mécanismes présents dans son propre corps, ceux-là même que le soignant aurait mis en mouvement.

 

Mieux encore : ce traitement étant relativement simple à réaliser, les divers soignants, sans avoir eu besoin d’une formation médicale approfondie, appliqueraient les procédures nécessaires. Leur formation aurait été centrée prioritairement sur ce point, et ces personnes se révèleraient parfaitement aptes pour aider ainsi les gens à restaurer leur santé. 

 

Quelques rares anciens médecins, des pontes dans leur spécialité, resteraient en recours dans les cas rares pour lesquels le « traitement médical de self-défense » (comme on l’aurait appelé) n’aurait pas été tout à fait suffisant.

 

Dans le domaine de la psychothérapie, il en serait de même. Particulièrement avec une forme de thérapie appelée « Thérapie Brève Self Inductive » !

 

LES IDEES FORCES QUI SOUS-TENDENT LA TBSI

  • Le symptôme n’est pas le problème. C’est au contraire une tentative de solution (pour une partie psychique minoritaire qui n’a pas le droit à la reconnaissance et à l’expression)

 

  • Par conséquent, chercher à faire disparaître ou diminuer le symptôme est l’exact inverse de la démarche libératrice. Or c’est l’option la plus couramment adoptée par beaucoup de soignants, actuellement, dans notre culture.

 

  • La partie minoritaire, source du symptôme, a été stimulée, réveillée, accentuée par un changement survenu dans les semaines ou les mois précédents. La recherche du « changement qui a déstabilisé le système » sera donc souvent très utile pour savoir quelle partie « minoritaire, interdite de reconnaissance et d’expression » cherche désormais à s’exprimer à travers le symptôme.

 

  • Pour que le symptôme et le problème disparaissent, il est nécessaire que la personne qui consulte agisse autrement qu’elle ne le fait d’habitude. D’habitude, elle refuse de donner une place à cette partie d’elle-même refoulée, et pense que son équilibre (psychique, relationnel) en dépend. Par conséquent, plus le patient applique ses solutions habituelles (de répression), plus le problème s’installe ou s’aggrave. Il finit par perdre l’espoir et par perdre confiance dans ses capacités.

 

  • Tout changement dans la façon de gérer ces questions représente pour le patient (comme pour nous tous) une menace identitaire. D’où les tendances spontanées à « résister au changement », et à éviter si possible de gérer notre complexité due à notre ambivalence. On fonctionne sur certaines parties de nous-même et on évite de voir les parties contraires.

 

  • Si le thérapeute pousse vers le changement, il favorise la peur du patient (même si celui-ci désire aller mieux) et donc sa résistance au changement. La plupart des thérapeutes poussent au changement puis cherchent à diminuer cette peur (par la persuasion, par la manipulation, par la séduction, par la visualisation, la sophrologie, la relaxation, etc), et à contourner les résistances (en les interprétant, en argumentant,…)

Le thérapeute TBSI va procéder d’une façon radicalement différente, en freinant lui même le changement, et en respectant la résistance. Exemples : diminuer la demande de changement à un simple premier but, proposer une minuscule expérience nouvelle, accepter que ça sera difficile à réaliser, comprendre la résistance, etc.

 

  • Mais, pour que ceci soit efficace, il faut que, auparavant, le thérapeute ait tout d’abord très fortement stimulé la perspective de changement. Particulièrement celle concernant un virage à 180° par rapport aux façons de faire habituelles du patient

 

  • Ceci ne sera faisable que si le thérapeute a :

 

  1. renoncé à « étiqueter » le patient  (en particulier, en évitant le plus possible de recourir aux critères psychopathologiques), car cela risquerait de figer la situation au lieu de la fluidifier
  2. évité de chercher un « problème » (tel que la répétition inconsciente du traumatisme) et est resté focalisé sur le fait qu’avec ses comportements bizarres ou symptomatiques le patient cherche quelque chose de « positif » (pour une partie de lui-même).
  3. ceci sera plus facile si le thérapeute trouve en lui-même une résonance à ces comportements : ça ne lui est donc pas totalement étranger, il peut se sentir concerné a minima
  4. de ce fait , il voit l’autre comme une personne humaine qui se débat, et non comme un cas pathologique. Lui-même, se sentant touché intérieurement, reste aussi une personne humaine dans cette relation
  5. la croyance dans les capacités du patient (dont plusieurs techniques TBSI montrent et font ressentir leur présence, au patient) induit un effet Rosenthal : je m’attends à ce qu’il change et ça l’aide à le faire.
  6. au total l’attitude du thérapeute (respect, humilité, bienveillance, coopération, refus d’étiqueter, éviter si possible l’anamnèse, ne pas être le supposé sachant, etc) est un facteur capital. D’où les techniques comme « la danse de gémellité », « la conversation soutenue », « la relation d’équivalence », la position basse (« non-expert »).

 

Cette thérapie brève correspond au besoin actuel des gens, qui souhaitent des résultats rapides et visibles. Tout le monde, loin de là, n’est pas prêt pour une cure psychanalytique, dont le but est d’aller rectifier les soubassements mêmes de la structure psychique et des traumatismes qui l’ont influencée.

 

Mais la TBSI ne rejette pas cependant l’idée d’un travail long et profond (par la psychanalyse rêve éveillé, en particulier) pour ceux qui le souhaitent. Ce chemin psychanalytique est alors moins centré sur l’aide immédiate, et plus axé sur la nécessité de dénouer les nœuds inconscients qui mènent notre destinée.  

 

Pourquoi le nom de Thérapie Brève Self Inductive ? Parce que le positionnement du thérapeute et les techniques adoptées induisent , d’une manière naturelle, le fait que le patient (re)découvre les capacités de son propre Self et la façon nouvelle, qui en découle, de traiter son problème.

 

En quelques séances (2 à 5, et un maximum de 10), il expérimente une sortie inattendue de son propre labyrinthe, et peut se fier désormais plus aisément à sa boussole interne, ainsi qu’à ses compétences pour traiter la complexité de sa vie interne et relationnelle. 

 

 

Site portail (donnant sur d’autres de nos sites) : www.aire-psy.fr

 

                                            Journée d'étude TBSI

                                                   15 JUIN 2014

 

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