Savoir, Savoir Faire, Savoir Etre

 

 

Trois compétences sont nécessaires au thérapeute A.I.R.E.

 

SAVOIR

 

Certes il fonctionnera beaucoup avec son intuition empathique, cependant il ne pourra mettre en forme celle-ci d’une façon efficace qu’à condition de s’appuyer sur un certain nombre de références théoriques solidement intégrées. Celles-ci permettent à l’accompagnant de s’aventurer avec plus de sécurité dans des zones angoissées ou troublantes. Et rétroactivement il pourra lui-même élaborer sa propre "théorie" du cas rencontré. Les livres les plus intéressants ont été écrits par des thérapeutes qui se heurtaient à des situations délicates et qui ont dû alors faire un effort intensif de mise en pensée, mise en forme.

 

Par conséquent l'enseignement comporte nécessairement une base solide d'acquis théoriques. Jean-Marc HENRIOT et les Formateurs transmettront beaucoup d'éléments venant de tous horizons et complémentairement chacun des participants assurera lectures et exposés.

 

Tout bien pesé, cette acquisition de savoir est la partie la plus simple du parcours pour devenir psychothérapeute en Analyse intégrative, même si elle peut paraître aride.

 

SAVOIR-FAIRE

 

Inutile d’insister sur cet aspect évident. Le thérapeute devra disposer d’un certain nombre de techniques, de "tours de main", de façons de faire lui permettant de naviguer avec aisance à travers les divers passages rencontrés : petite source à peine perceptible, torrent au lit étroit, dangereux rapides, calme plat à d’autres moments, etc

 

Bien entendu ces techniques s’articulent étroitement à la théorie qui les fonde, et supposent une mise en sens permanente, effectuée intérieurement par le praticien.

 

SAVOIR ETRE

 

Au total, ceci se révèle le point le plus important. Des études sur l’efficacité des diverses techniques thérapeutiques ont montré que chacune pouvait arguer de résultats incontestables mais que ceux-ci étaient largement plus dépendants de la personnalité de l’intervenant que de l’école à laquelle il appartenait.

 

On peut noter cependant que ces gens brillants gardaient le besoin de se référer à une école afin de conserver le cadre leur permettant de déployer la spécificité de leur propre style. 

 

Pourquoi cet impact de la personnalité du thérapeute ? C’est que s’effectue dans tous les cas (même dans les approches systémiques ou paradoxales) un jeu croisé de transferts et contre-transferts qui mettent en chantier le vécu émotionnel, fantasmatique, symbolique, du praticien… corollairement à celui de son client.

               

Gérer ces ressentis, afin d’établir une relation permettant le développement, exige un travail intérieur intensif, et celui-ci ne pourra s’effectuer valablement que si le thérapeute a déjà                 réglé les plus grosses difficultés de son propre psychisme. Il aura bien assez de traiter ce qui est éveillé ou réveillé en lui par la problématique de son client, sans devoir en plus se prendre  les pieds inconsciemment dans sa névrose personnelle.

 

Il est donc nécessaire que parallèlement (ou préalablement) à l’acquisition du savoir et du savoir-faire le futur clinicien effectue un chemin thérapeutique centré sur ses propres schémas pathologiques personnels.

 


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